Histoire

Origine du nom

La plus ancienne trace écrite relatant notre commune se trouve dans le «Polyptyque de Saint-Rémi» datant des environs de 850.
Cormontreuil y est mentionnée sous le nom de « Curtis Monasteriolis », c’est-à-dire « la cour (la ferme) du monastère ».

Les différents noms de Cormontreuil
IX-Xe siècle Curtis Monasterialis
1168 Curtis Monasterii
1169 Curtis Monesterialis
1182 Curmonstrol
1197 Curmestrol
1197 Curmustrellum
vers 1197 Cortmosteruel
vers 1200 Cortmusteruel
vers 1200 Cormonstruel
1201 Courmosteriolum
1203 Cormostruel
1203 Cormestrol
1203 Cormosteroul
1203 Cormosterol
1212 Cormonsteruel
1216 Curtis Monasterioli
1230 Cormothoriolum
1230 Cormousteruel
1232 Coumostruel
1242 Cormosteruel
1248 Cultis Monasteriorum
1252 Courmonsteruel
1256 Courmousteruel
1278 Courmonstruel
1282 Courmonsteruel
1291 Courmonstrolium
1294 Courmonstrueil
début XIVe siècle Courmonstrerueil
1303-1312 Courmonterueil
1307 Courmonstereul
1317 Courmonterellum
vers 1320 Cour-Montereuil
1324 Courmonsterol
1357 Courmonstrelium
1363 Courmonsterueil
1384 Courmonteruel
1384 Courmonstreul lez Reims
1395 Cormontereul
1422 Courmonstereul
1425 Curmonstrolium
1456 Cormonstrolium
1507 Comonstruel
1510 Cormonstrueil
1556 Courmonsterueil
1556 Courmonstreuil
1560 Cormontreul
1615 Cormonstreuil
1692 Cormontreil
1771 Cormontreuille
Cormontreuil


Du village à la ville

Si les premières traces écrites prouvant l’existence de notre commune datent des environs des années 850, des sondages effectués en 2001 au lieu-dit « Les Blancs Monts » ont permis de découvrir une occupation beaucoup plus ancienne, de la période protohistorique , datant probablement du deuxième âge du fer….

Du IXe siècle à la Révolution

Les terres actuelles de Cormontreuil étaient propriétés d’abbayes rémoises telles que l’Abbaye de Saint-Rémi, de Saint-Pierre-les-Dames, etc..
L’abbaye de Saint-Pierre-les-Dames eut très tôt une influence primordiale sur notre commune. En effet, c’est grâce aux finances de ce couvent féminin se réclamant de Saint Benoît que l’église de Cormontreuil fut érigée en 1159. Robert, chanoine de la cathédrale de Reims, en a posé la première pierre.
Les serfs, les paysans, les artisans et les bourgeois restèrent longtemps courbés sous l’autorité avant de se révolter et d’obtenir des chartes communales. Reims en avait obtenu une par Louis VII en 1138, mais il a fallu de nombreux procès et luttes pour qu’elle soit acceptée par les autorités ecclésiastiques.
Lors des guerres de Cent Ans, on craignait les Bourguignons mais ce furent les Anglais qui parurent devant Reims dès les premiers jours de décembre 1359. Leur puissante armée assiégea Reims.Les habitants des villages ayant reçu l’ordre de détruire tous bâtiments pouvant servir ou faciliter l’approche de l’ennemi, Cormontreuil, Taissy et les autres hameaux furent totalement détruits et les Anglais ne purent soutenir le siège longtemps par manque de fourrage et de nourriture. Le roi d’Angleterre comprit qu’il était inutile d’insister et abandonna le siège le 11 janvier 1360. La domination anglaise disparut en quelques semaines.

Carte de Cassini

Les Anglais reprirent la lutte sous le commandement de leur roi Henry V et, en 1421, toute la Champagne s’était soumise volontairement à la domination anglaise. Le 15 juillet 1429, Jeanne d’Arc, qui avait quitté Châlons-sur-Marne, emprunta l’unique chaussée qui reliait le lieu de son départ à Reims. Ce chemin suivait la Vesle et fut remplacé par le canal et son chemin de halage.
Les conséquences de la Guerre de Cent ans furent désastreuses pour la région. Beaucoup de familles s’étaient réfugiées à Reims. Elles ne voulaient pas retourner dans la campagne environnante à cause du manque de ressources. Les magistrats de Reims s’inquiétèrent du ravitaillement de la ville et de cette population flottante.
En ces temps-là, la famine et la peste faisaient rage dans les campagnes. La première moitié du XVI ème siècle fut toutefois assez tranquille. La situation s’étant un peu améliorée, on s’occupa à réparer les dégâts des siècles précédents. La plupart des églises de campagne avaient été restaurées. Ce fut le cas de Cormontreuil.
Mais des pilleurs écumaient la région. Ni Reims, ni le nouveau roi ne les arrêtèrent. Les villageois durent quand même participer à la reconstruction des fortifications rémoises. Ces dernières leur furent d’un grand secours pendant la période de la Fronde (1650) et les pillages des armées. Les maladies épidémiques étaient fréquentes. La peste de 1650 fut sans doute la plus redoutable.
En 1686, Jean Maillefer, dévot rémois, s’affligea de rencontrer des enfants qui n’allaient pas à la messe le dimanche. Il avisa et en créa une qui serait dite tous les dimanches. Il est vrai qu’au XVII ème siècle, la pratique de la religion était très importante. Cormontreuil dépendait alors de la paroisse Saint-Jean de Reims comme en témoignent les registres paroissiaux. Après consultation du seigneur du lieu, l’abbesse de Saint-Pierre-les-Dames et des habitants, Maurice Le Tellier, archevêque et duc de Reims, visita l’église le 19 septembre 1686 et l’érigea par une ordonnance en cure.
En 1686, la population était d’environ 340 personnes alors qu’en 1629, on pouvait dénombrer 74 feux (foyers) soit 300 personnes environ. A la fin de ce siècle, on trouve trace d’un maître d’école dans les registres paroissiaux. Les garçons et les filles fréquentaient alors la même école ‘sans scandale’.
Marie-Antoinette passa à Reims par Cormontreuil le 12 mai 1770. Elle fut très bien accueillie. Elle revint en 1775 pour le sacre de son époux Louis XVI. Il fallut alors loger toute la cour qui suivait le roi. Une partie s’installa pour l’occasion dans les plus belles demeures de Cormontreuil

La Révolution

L'ancien moulin au 17e siècle

Afin d’obéir aux ordres du roi du 24 janvier pour la convocation des Etats généraux, Philippe Lemoine, procureur d’office et syndic de l’assemblée municipale de la communauté de Cormontreuil, convoqua au son de la cloche les habitants le 8 mars 1789. Les habitants de Cormontreuil ne se montraient en aucune façon des révolutionnaires mais ils voyaient de nombreux abus autour d’eux et les jugeant tous intolérables, ils demandaient leur suppression en bloc. Parmi leurs voeux, on peut noter :

  • Une justice plus prompte avec moins de frais.
  • La suppression des droits de contrôle.
  • Que le prix du sel soit partout le même dans le royaume.
  • Que le tabac soit négociable.
  • La suppression des droits de chasse.
  • La suppression des privilèges.

La première assemblée des délégués des trois ordres eut lieu à Reims le 16 mars 1789. Les représentants de la noblesse étaient au nombre de 88 et se réunirent à l’abbaye Saint-Denis de Reims, ceux du clergé, au nombre de 374, à l’archevêché, les délégués du tiers-état, de plus de 500, se regroupèrent dans l’église des Frères Prêcheurs et s’occupèrent aussitôt à réduire leur nombre à 200. Après avoir compulsé les cahiers de doléances des communautés et rédigé celui du baillage de Reims, l’assemblée du tiers-état s’unissait à celles du clergé et de la noblesse afin de nommer les députés pour les Etats Généraux.
La réunion des Etats Généraux eut lieu à Versailles le 5 mai. Les espoirs des députés du tiers-état furent brisés après le rapide discours du roi et l’interminable exposé de Necker, où ni l’un ni l’autre ne firent allusion aux projets de réformes tant attendues. Après un mois et demi d’inaction, le tiers-état ainsi que quelques curés et quelques membres de la noblesse, dont le marquis de Sillery, se déclarèrent « Assemblée Nationale » le 17 juin.
Pour payer les dettes de l’Ancien Régime, Talleyrand fit valoir que la dette publique serait éteinte par la vente des biens du clergé mis à la disposition de la nation. Ainsi, à Cormontreuil, toutes les terres et bâtiments provenant des abbayes Saint-Rémi, Saint-Etienne, Saint-Pierre, de la fabrique de Saint-Timothée, du collège des Bons Enfants, de la Sainte-Chapelle de Paris, du Séminaire furent mis en vente progressivement.

Ancienne propriété (détruite à la guerre 14-18)

Le 20 avril 1792, sur la proposition de Louis XVI, l’assemblée déclara la guerre à l’Autriche. De nombreux volontaires s’engagèrent alors pour défendre la Patrie. Danton dira alors: « Le tocsin qui sonne n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la Patrie. Pour les vaincre, Messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée. »
Le lendemain de la bataille de Valmy, le 21 septembre 1792, la Convention décrétait l’abolition de la royauté, l’avènement de la Ire République et l’institution d’un nouveau calendrier.
Au printemps 1793, les puissances européennes, hostiles à la Révolution, scandalisées par l’exécution de Louis XVI et effrayées par les conquêtes françaises, constituèrent une puissante coalition qui encercla la France.

Le pays entier dut se soumettre à la dictature de la Convention montagnarde. Un comité de sûreté générale fut chargé de dépister les espions. Un autre s’occupa d’assurer le « Salut public ». Ces organes étaient relayés en province par des comités révolutionnaires locaux. A Cormontreuil, un comité de surveillance se créa donc. Le 29 brumaire de l’an II, à l’église, Jean-Baptiste Sauvage, Jean-Baptiste Rousseau, Henry Damien, Renault Lefèvre, Rémy Notaire, Philippe Lemoine, Antoine Chardonnet et d’autres furent élus pour faire partie de ce comité.

De l’Empire à la République

Après le sacre de Napoléon I er, une cérémonie religieuse importante fut organisée dans le village, à l’ancien lieu des processions. Le dimanche 20 prairial de l’an XIII (9 mai 1805), à la fin des vêpres, eut lieu la cérémonie de bénédiction de la croix des Bonnelles par M. Jobart, curé de la paroisse qui s’y est rendu processionnellement avec le clergé et au milieu d’un concours considérable tant des habitants de Cormontreuil que des communes avoisinantes en la présence de Philippe Lemoine, maire de Cormontreuil, des membres de la fabrique et ceux du Conseil municipal de Cormontreuil. Les Bonnelles sont un lieu-dit du village où l’on pouvait accéder par le chemin des Alleux encore appelé Chemin de la Procession (l’actuelle rue de la Paix) ou bien par le chemin de Rilly à Reims encore appelé chemin de la Croix des Bonnelles.

Gérard Chardonnet (1776-1863)

Cette croix devait remplacer l’ancienne, détruite en l’an II de la République (1794). En fait, les habitants l’avaient mise en réserve et conservée précieusement, et dès qu’ils ont pu le faire sans risque, ils l’ont reposé sur la grande place du village. Actuellement, celle-ci se retrouve devant la propriété de la famille Pierre.
La croix des Bonnelles, restaurée en 1986, a été installée dans le cimetière actuel et veille sur le caveau communal. Une autre croix en fer subsiste encore dans un jardin rue de la Paix. Il pourrait s’agir de la Croix Quicheron, élevée par l’ancien curé de Cormontreuil, dont l’épitaphe mortuaire se trouve dans l’église.

Le nouveau souverain n’était pas homme à se contenter d’être un pacifique chef d’Etat. « La conquête seule peut me maintenir » déclarait-il, et il se lança à l’assaut de l’Europe.
Au début 1812, le tsar de Russie s’allia à l’Angleterre et déclara la guerre à Napoléon. Après l’épisode de la Bérézina et la campagne d’Allemagne en 1813, les alliés (la Russie, la Prusse et l’Autriche) poursuivirent Napoléon en marchant sur Paris. C’était le début de la campagne de France en 1814. Le 6 février, le général Rigaut renonçait à défendre Reims. le nombre de soldats français étant trop faible par rapport aux soldats prussiens et cosaques. La ville capitula et l’invasion commença.
Parmi les soldats qui furent mêlés aux guerres de la Révolution et de l’Empire, on peut citer Gérard Chardonnet, dont Cormontreuil garde le souvenir par le nom d’une rue.

A Napoléon succéda Louis XVIII qui, par des mesures maladroites, irrita les Français : remplacement du drapeau tricolore par le drapeau blanc, interdiction de la Marseillaise, … Après le court retour de Napoléon, durant les Cent Jours, Louis XVIII poursuivit son règne. Charles X lui succéda en 1824 et fut sacré à Reims. Il abdiqua après la révolution de juillet 1830 et sera remplacé par Louis-Philippe Ier.

La population qui était restée aux environs de 425 habitants durant toute la fin du XVIII ème siècle jusqu’en 1820, connut une augmentation car, les logements étant devenus trop difficiles à trouver à Reims, les ouvriers vinrent habiter à Cormontreuil ce qui porta le nombre d’habitants à 500.
En 1829, 563 habitants sont répartis en 160 feux, parmi lesquels se trouvaient 12 maisons bourgeoises. Mais, vexée par une remarque sur l’entretien de sa voirie, Cormontreuil fit des efforts pour sa voirie puisqu’en 1836, le village de Cormontreuil se vit attribuer par la société d’agriculture de Châlons une mention honorable pour le bon entretien de ses chemins.
Sous le règne de Louis-Philippe, les règles d’hygiène étaient encore trop peu connues et cela eut des conséquences dramatiques. En 1832, une épidémie de choléra-morbus dévasta la France. Sept ans plus tard, le typhus arriva. Suite à cette maladie, le cimetière, qui était comme tous les autres autour de l’église, fut déplacé en dehors des murs du village. Heureusement, grâce aux travaux de Pasteur, la médecine fit d’énormes progrès. En ce qui concerne la petite vérole, elle disparut grâce aux vaccins effectués par le docteur Duquenelle de Reims dès 1876.

Dès que la guerre franco-allemande fut déclarée le 19 juillet 1870, de nombreux trains de troupes et de matériel passèrent par la gare de Sillery pour se rendre à la frontière. D’après un témoignage, les trains étaient recouverts de fleurs, de drapeaux tricolores au milieu desquels éclataient les chants guerriers des soldats qui, pleins d’espérance, se promettaient de couvrir de gloire l’armée française. Quelques jours plus tard, la gare qui avait vu passer les soldats pleins d’ardeur donnait assistance à d’autres qui revenaient de la frontière ramenant des blessés sur Reims.
Le 2 septembre, ce fut la défaite de Sedan, où l’empereur Napoléon III et l’armée française furent faits prisonniers. Le lendemain, le roi Guillaume I er, Bismarck, l’Etat Major et l’armée allemande entraient à Reims. La III ème République allait naître.

Le 4 septembre 1870, la République fut proclamée par Paris révolté. Le gouvernement républicain provisoire poursuivit la guerre. Mais, après la capitulation de Paris affamé et bombardé, il signa l’armistice le 28 janvier 1871. De mars à mai 1871, le peuple de Paris s’insurgea contre le gouvernement de Versailles dirigé par Thiers. La Commune sera écrasée et la répression sévère. Mac-Mahon fut élu président en 1873 pour sept ans après que l’Assemblée Nationale, à majorité royaliste, envisagea de rétablir la royauté.
De 1881 à 1889, d’importantes réformes furent votées pour permettre au peuple de s’instruire, pour garantir les libertés fondamentales, pour établir l’égalité pour tous devant le service militaire.
Cette oeuvre sera poursuivie pour améliorer les conditions de travail et le sort des travailleurs et pour créer une société où la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » soit pleinement respectée.

D’un siècle à l’autre

Le CBR en 1906

De 1841 à 1900, un certain nombre d’aménagements et de constructions ont modifié l’aspect de Cormontreuil. Le vieux village, avec ses ruelles, se transforma peu à peu pour devenir au fil des ans, le village qu’ont connu les habitants d’avant la guerre de 1914-1918.
Les changements en question sont : restauration de l’église (1841-1844), déplacement du cimetière (1851), réparation du presbytère (1866), installation d’une horloge publique, construction d’un lavoir communal, amélioration du groupe scolaire. Les bâtiments ne sont pas les seuls à avoir subi une cure jouvence. La voirie communale a subi elle aussi des améliorations : élargissement de la rue du Moulin, aménagement de la rue de Taissy, nivellement et aménagement de la Grande Rue, construction d’un chemin vicinal. Un nouveau moyen de transport, le C.B.R., est né le 11 novembre 1883 avec la gare à l’emplacement de l’actuelle poste. La construction d’une nouvelle boîte aux lettres est décidée le 4 novembre 1877.

Cormontreuil dans la tourmente de 1914-1918

Du 28 juin 1914, date de l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc héritier François-Ferdinand d’Autriche, jusqu’au mois d’août, début de la Première Guerre Mondiale, l’Europe vécut dans un état de permanente anxiété.
Parmi les actions incontrôlées, se trouve celle de Raoul Villain, devenu malheureusement tristement célèbre. Celui-ci venait parfois à Cormontreuil rendre visite à sa grand-mère, Emilie Alba, qui habitait rue de la République, où elle décéda le 22 juillet 1914. C’est à son retour de Reims, où il était venu participer aux obsèques, que, le 31 juillet, Raoul Villain assassina Jean Jaurès quelques heures après avoir quitté la gare de l’Est. Il prit le pseudonyme de René Alba après son acquittement. Il fut assassiné à Ibiza par des anarchistes en 1936 et laissé agonisant, il fut dévoré par des fourmis rouges. Cormontreuil a voulu honorer sa victime en donnant le nom de Jean Jaurès à la portion de rue où habitait Emilie Alba avant le drame.

Cuisine roulante 1916

Le 1er août 1914, le décret de mobilisation trouva la population de Cormontreuil à son labeur quotidien. Il ne surprit pas. L’opinion publique ne s’était pas méprise sur la situation. Mais personne ne s’imaginait quitter sa famille pour plusieurs années. Ce devait être l’affaire de quelques mois pour anéantir l’ennemi. Le 3 août, Guillaume II déclara la guerre à la France.
Pourtant, dans la nuit du 2 au 3 septembre, Reims et ses forts étaient évacués sans combat par l’armée française. le 3 septembre, à 10 heures du soir, la 23e division de réserve de la 3e armée allemande prit, sans combat, les forts de Witry-les-Reims et de Nogent l’Abbesse. Le lendemain matin, cette même division occupa les forts de la Pompelle et de Montbré. Un mois après la déclaration de guerre, l’armée allemande occupait Reims.
Après la victoire de la Marne et le recul des armées allemandes, le 13 septembre, les troupes françaises se trouvèrent à Reims mais le martyr de la région allait encore durer 4 ans.
Le contact avec l’ennemi commençait entre la verrerie de Cormontreuil et la route de Châlons. Cette première journée de reprise de combats allait coûter la vie à la première victime civile de Cormontreuil : Madame Henriette Gomé, née Longeaux.
Le soldat Aramis Pierru fut le premier soldat à mourir à Cormontreuil le 15 septembre 1914.
Le 19, les poilus voyaient les longues flammes s’élever de la toiture de la cathédrale de Reims et la fumée se répandre vers Berru.
Le 23, le fort de la Pompelle fut repris par le 138ème d’infanterie.
Le 24, la contre-offensive allemande débuta. Le 25, à la faveur d’un épais brouillard, les Prussiens attaquèrent. Le lendemain, le terrain perdu fut repris. Peu à peu, le front se stabilisa. L’enthousiasme du début n’existait plus. La guerre s’éternisait et s’enterrait. Les poilus s’installaient dans les tranchées. Elle plaça Cormontreuil à 2 kilomètres des lignes ennemies. Pendant 4 ans, les habitants de Cormontreuil allaient vivre avec les soldats qui venaient se reposer avant de retourner au front.

Durant les années 1915 et 1916, aucune action militaire importante n’eut lieu dans la région. La lutte fragmentaire se localisa près du fort de la Pompelle, entre Sillery et Prunay et près de Prunay.
Cependant, pendant l’année 1915, les uniformes français trop voyants (pantalons rouges !!) furent remplacés par la tenue bleu-horizon. La vie était pénible dans la boue épaisse, glacée et collante de la craie qui séchait si lentement, et dans les terres marécageuses de la Vesle. Les habitants de Cormontreuil devaient demander un laissez-passer pour se rendre à Reims une fois par mois pour leurs achats.

A Cormontreuil, l’année 1917 fut marquée par les bombardements avec l’incendie de la mairie et l’évacuation d’une bonne partie de la population. Le 10 décembre 1917, les bombardements firent une deuxième victime : Madame Jeanne Givelet. Elle fut blessée par un éclat d’obus alors qu’elle sortait de l’église de Cormontreuil. Elle fut évacuée sur l’hôpital militaire de Châlons-sur-Vesle, où elle décéda et fut enterrée.
Le 3 mars 1918, le traité de Brest-Litovsk libéra du front russe beaucoup de troupes ennemies. Il fallait donc se hâter. En mars 1918, le reste de la population de Cormontreuil fut évacué devant les bombardements de plus en plus importants.
Le 27 mai, les Allemands firent d’incroyables efforts pour s’emparer de Reims. Ils attaquèrent de tous les côtés à la fois. En juin, de nouvelles attaques sur le fort de la Pompelle eurent lieu. Cormontreuil fut une fois de plus bombardée le 18 juin vers 20 heures.

Croix de guerre 1914-1918

Du 4 octobre après-midi jusqu’au 5 octobre matin, les Allemands lancèrent de violents tirs explosifs et toxiques sur la ville de Reims et ses environs. A partir de 13h 30, tous tirs cessèrent. Les Allemands venaient de se retirer.
Durant cette guerre, Cormontreuil avait donc subi des bombardements intenses. Tous les bâtiments avaient été touchés, parmi lesquels 40 % ont subi une destruction totale et 50 % ont été fortement abîmés. Le conseil municipal demanda au génie de faire disparaître tous les abris souterrains épars sur la commune. En décembre, une équipe de prisonniers de guerre vint nettoyer les rues.
Sur 750 habitants, Cormontreuil eut 50 deuils civils. 84 soldats furent retrouvés dans le cimetière militaire. Les corps de certains sont retournés auprès de leur famille. Les autres reposent désormais au cimetière national de Sillery depuis leur transfert. Si, là-bas, vous passez devant la tombe n°5650, sachez que, sous la petite croix, se trouve le 54e soldat en provenance de Cormontreuil : celle d’un soldat inconnu.
En raison de nombreux bombardements subis, des souffrances et des ruines, Cormontreuil reçut la croix de guerre le 30 mai 1921 avec citation à l’ordre de l’armée.
A leur retour, quelques Cormontreuillois, rescapés de la « Grande Guerre », décidèrent de former une association amicale qui regrouperait leurs camarades anciens combattants.

La commune se relève de ses cendres

La guerre avait bien sûr réduit, puis arrêté les activités du conseil municipal en 1917 et en 1918.
Le 19 janvier 1919, 4 conseillers sur 12 étaient présents, 7 étant empêchés en raison de l’évacuation totale de la commune en 1918. Sous la présidence d’Emile Le compère, maire, furent désignés les délégués qui estimeront les dommages de guerre.
Peu à peu, Cormontreuil se reconstruisit et se modernisa. Le réseau électrique apparut dès 1924. Les rues sont éclairées électriquement de 22h à 5h ainsi que la mairie et l’église à partir du 9 juillet 1924. Le réseau d’eau potable fut raccordé à celui de Reims.
En 1931, une grave crise économique fait naître le chômage. Elle durera plusieurs années. La fête du 14 juillet 1932 est annulée : pas de bal, pas de friandises, pas d’illuminations, juste un vin d’honneur et une distribution de brioches. Le fonds du chômage n’avait plus d’argent mais continuait d’aider les chômeurs en nature.
En avril 1932, un « arbre de la Paix » fut planté place de la Liberté. La municipalité organisa une cérémonie simple mais impressionnante, clôturée par un bal et un vin d’honneur.

De la « drôle de guerre à la Libération

Le 3 septembre 1939, la France déclara la guerre à l’Allemagne. La défense passive s’organisa peu à peu. En mars 1940, Cormontreuil débloqua des crédits pour acheter des masques à gaz aux habitants. Cette année 1940 fut marquée par le raz-de-marée des armées d’Hitler : c’était la « Blitzkrieg » promise.
A partir de mai 1940, l’exode sur les routes, où se mêlaient civils éperdus et soldats en fuite, commençait. Les archives communales et l’appareil de cinéma furent transférés à Aix-en-Othe (Aube).
L’armistice conclu le 22 juin, ce fut le retour au foyer. A la fin septembre, 1035 habitants sur 1085 que comptait la commune avant l’exode étaient revenus. Parmi les manquants, les prisonniers de guerre en captivité en Allemagne.
Les Allemands s’étaient installés dans plusieurs propriétés de Cormontreuil et à la maison de retraite spirituelle, rue Simon Dauphinot. Le charbon, les matières grasses, l’épicerie faisaient défaut. Le ravitaillement était insuffisant. Chaque habitant, selon son âge, reçut une carte de ravitaillement. Les réquisitions allemandes pesaient lourdement sur la vie des Cormontreuillois.
Des réfugiés commençaient à arriver des Ardennes, de l’Aisne, du Nord et du Portel, une commune du Pas-de-Calais. En effet, celle-ci avait été anéantie après des bombardements menés par l’USAF et la RAF. Les réfugiés furent satisfaits de l’accueil qui leur avait été réservé.

Libération 1944

Plus le temps passait, plus le nombre de résistants augmentait. Des liaisons purent être établies avec des terrains d’aviations anglais et les autorités alliées. Monsieur Roger Maillet, travaillant au Central téléphonique, mena une activité parallèle en écoutant les communications allemandes, en sabotant les lignes téléphoniques et en favorisant les parachutages alliés. Il fut arrêté par la Gestapo, interrogé, mais il ne cédera pas. Il sera déporté en 1943.
Manoël Pinto, résistant, fut arrêté la veille de son vingtième anniversaire. Il fut interrogé par la Gestapo chez lui avec un garagiste résistant. Ils furent déportés au camp de concentration de Natzwiller (Bas-Rhin) où il mourra le 21 janvier 1945. Il est désormais inhumé à Rilly-la-Montagne. Le lendemain de cette arrestation, la milice quitta Reims.

Le 28 août au soir, les premiers contacts avec les soldats des Etats-Unis eurent lieu au Mont Ferré.
Guidés par Monsieur Pierre Véron, ils arrivèrent dans Cormontreuil vers 17h à bord d’une jeep et d’une voiture blindée. Les cloches tintaient. Un drapeau américain fut confectionné en hâte. Les FFI de la commune guidèrent les soldats jusqu’au pont Huon où les Allemands les attendaient. Cependant, après deux heures d’intense combat, les Allemands se retirèrent et ne revinrent pas.
Le mercredi 30 août, à Cormontreuil, ce fut le jour des règlements de comptes. Plusieurs femmes soupçonnées d’avoir été trop proches de l’ennemi furent amenées chez un « coiffeur » improvisé.

Les prisonniers allemands de la station radar de Minaucourt furent amenés à Cormontreuil où, lentement, ils s’assimileront à la population. L’un d’eux créa même la fabrique de ressorts « Grange et Walter », rue Simon Dauphinot. Cormontreuil était devenue sa patrie.

L’après-guerre

Les cartes de ravitaillement étaient toujours en vigueur. Le chauffage des habitants était le problème primordial de la commune.
Pour commémorer le sacrifice des habitants (Philippe Coutiez résistant tué au maquis de Champlat, Manoël Pinto résistant et Lucien Léger victime du S.T.O et des personnalités, la mairie décida de rebaptiser certaines rues et places. L’inauguration des nouvelles plaques des rues et places eut lieu le 2 décembre 1945. Le 11 novembre 1945, de nombreux habitants assistèrent à l’inauguration du monument aux Martyrs de la Résistance.

Fête patronale vers 1960

A partir de 1959, le village de Cormontreuil, quelque peu en déclin (1467 habitants en 1954), se métamorphosa au prix de gros efforts pour offrir à sa population renouvelée le service et le confort d’une cité urbaine. Les élections municipales du 19 mars 1959 ont amené une équipe totalement nouvelle au conseil municipal. Monsieur Pierre Paul est nommé maire, ses adjoints sont Marcel Boucher et Edouard Patoureaux. Le 13 février 1960, Monsieur Marcel Boucher prend le relais et devient maire jusqu’en juin 1979, date à laquelle Monsieur Michel Voisin Dit Lacroix, prend sa succession en tant que maire de Cormontreuil.

Sous l’impulsion de Michel Voisin-Dit-Lacroix la commune s’agrandit considérablement. La création d’une zone commerciale importante permit de financer de nombreux équipements (écoles, équipements sportifs, MJEP, etc.) rendus nécessaires en raison de l’accroissement de la population.

Depuis 2008 Jean Marx assure la fonction de maire avec notamment la volonté de redynamiser le centre de la commune. La population s’élève désormais à 6337 habitants (Recensement 2008. Source INSEE)

Sources :
« Il était une fois Cormontreuil » par Jean Vigouroux, Georges Clot et Christine Voisin, Ville de Cormontreuil 1997. 220 pages, nombreuses illustrations.
(Livre disponible en mairie de Cormontreuil : 30€ ou par correspondance : 37€)

Généalogie (registres de + de 100 ans)

Sont conservés en mairie :

  • les registres paroissiaux de catholicité depuis 1629 jusqu’à 1900 tenus par les prêtres (les registres paroissiaux de la période 1830-1840 sont manquants)
  • les registres d’état civil depuis 1792 tenus par l’officier d’état civil

Malgré les guerres successives, ils sont toujours en bon état. Ce trésor pour notre commune est bien sûr conservé dans les meilleures conditions possibles dans une armoire ignifugée, à l’abri de la poussière, de l’humidité, et des loirs.
Une mise en ligne progressive des relevés de ces actes est prévue grâce à des généalogistes bénévoles. Une partie est déjà consultable :
http://www.marne-archive.com

Cartes postales
Voici quelques exemples des nombreuses cartes postales éditées.
Un livre « Cormontreuil, Mémoire en images » par Jean et Marie-Christine Vigouroux contenant environ 250 cartes postales a été publié par les éditions Sutton en 2006.

« A la Belle Epoque »

Amitié

Entrée du village - série PDR

Le lavoir

La maison Happillon

La mairie

La gare

Maison des retraites

Cartes postales « Guerre 14-18″

L'église

Moulin Montlaurent - série Excelsior

La mairie - collection Dubois

Rue G Chardonnet - série Gallas

Rue de Reims - série Gallas

Cartes postales « Entre deux guerres »

Monument aux morts - série Fauvet

Un coin de la Vesle - série Fauvet

Place de la République - série Fauvet

Carrefour rue Chanzy route de Louvois - série Fauvet

Château Dauphinot, rue Dauphinot - 2ème série Fauvet 15

Maison de retraites, le parc devant la maison

Cartes postales récentes

Vue aérienne Cim 1

Vue aérienne Cim 3

Ecole missionnaire

En avion, école missionnaire 10

Souvenir de Cormontreuil

MJEP la fanfare

L’histoire du blason de la commune

Le 5 octobre 1988, le conseil municipal parmi les différents projets élaborés depuis quelques années, a choisi le graphisme définitif du blason de la commune de Cormontreuil.

Il est composé de 6 éléments principaux de l’histoire de la commune :

1 – Le chef (chargé du nom de la commune) symbolise le département de la Marne et donc l’appartenance de notre commune à la Champagne.
2 – La fleur de lys évoque l’abbaye de Saint-Pierre-les-Dames dont les abbesses furent seigneurs de Cormontreuil jusqu’à la Révolution de 1789.
3 – Le compas fait référence à Gérard Chardonnet, connu sous le nom d’arpenteur de Cormontreuil. Il exprime également l’ouverture de la commune sur la technologie et le progrès.
4 – La croix de St-André, qui est le patron de la paroisse qui fut crucifié en Achaïe sur une croix en forme de X.
5 – Les étoiles démontrent l’appartenance de la commune à l’Europe depuis le Traité de Rome de 1957.
6 – Le clou rappelle les moulins qui se situaient le long de la Vesle.

Voyage dans le passé : les déplacements dans la commune
A l’heure des travaux du tramway rémois, du contournement autoroutier, et des travaux de réfections de voirie, faisons un voyage dans le passé concernant les déplacements dans notre commune.
Au XVIIe siècle, le curé de la paroisse Saint-Jean de Reims qui avait en charge également Cormontreuil signale dans une enquête que « les chemins qui conduisent de Reims à Cormontreuil sont très méchants pendant l’hiver à cause d’une longue chaussée et d’une rivière qu’il faut passer ». Vous avez compris : la principale voie d’accès à Cormontreuil se faisait par un mauvais chemin qui venait du pont Huon à Reims. Il fallait franchir la rivière à gué et le parcours en hiver n’était pas sans danger. En 1856, la ville de Reims et la commune de Cormontreuil se mirent d’accord pour la confection d’un « chaussée » digne de ce nom. Il fallut néanmoins sept années pour que le projet se réalise. Son prolongement dans notre commune se nommait la « rue de Reims » (l’actuelle rue
Manoël Pinto). Tracée en pleine nature, bordée d’un côté par un bras de la Vesle et de l’autre par des bosquets et de grands peupliers, la nuit, cette route n’offrait pas la sécurité à ses usagers. Ce n’était pas sans une certaine inquiétude que les ouvrières l’empruntaient. Ce n’est qu’en 1957 qu’elle fut éclairée !

Plan de la commune 1769

D’importants travaux de voirie furent réalisés au XVIIIème siècle. Sur ce plan de 1769, nous repérons, à gauche, la Vesle qu’il faut franchir au niveau de l’ancien moulin, et surtout, tracé en rouge, le projet de la route qui va de Reims à Louvois. Le nouveau carrefour, mentionné sur ce plan, qui permet de rejoindre l’intérieur de la commune correspond à l’actuelle place de la Liberté.

Place de la Liberté vers 1900

Outre la marche à pied, pendant de très nombreuses années, le cheval représenta le seul moyen de transport. Il permettait de se déplacer rapidement et de transporter de lourdes marchandises

Commerçant ambulant

En 1854, la partie sud de la commune fut traversée par la section Epernay-Reims de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg. Une gare fut installée à proximité sur le territoire de Trois-Puits.

A Cormontreuil, gravure de Suzanne Tourte

Si cette ligne rendit bien des services pour le développement industriel de la ville de Reims, par contre elle n’était pas prévue pour effectuer de petits déplacements vers les villages environnants. C’est donc tout naturellement qu’un réseau (ligne de Reims à Verzy et de Reims à Cormicy) du Chemin de fer de la Banlieue Rémoise encore appelé CBR fut installé en 1896 à Cormontreuil. En raison du prix des places considéré comme excessif, le CBR se fit rapidement surnommer la Compagnie des Brigands Réunis. La gare se situait à l’emplacement de l’actuelle place De Gaulle.

Cachet du chef de gare du C.B.R. Cormontreuil

La gare du C.B.R.

Ce petit train transportait voyageurs et marchandises. Sur la photo ci-dessous la personne présente devant les wagons est Madame Aline Bernard, dernière chef de gare de Cormontreuil (photographie prise en 1940 par un soldat allemand). Lorsque la ligne fut déclassée, la gare servit de première
Maison des Jeunes.

Madame Aline Bernard, chef de gare à Cormontreuil

Petit à petit, la voiture allait remplacer tous ces moyens de déplacement et assurer le déplacement des marchandises.
La photographie ci-dessous montre le véhicule de livraison, en 1923, des Madeleines Excelsior qui ont fait le renom et la fortune de la société Prévoteau devenue désormais Technipat.

Véhicule de livraison en 1923

Un autre grand bouleversement interviendra sous le mandat à Reims de Jean Taittinger avec la traversée urbaine de l’autoroute A4. Reims se trouva alors entre Paris, Strasbourg et le reste de l’Europe en attendant l’A26 qui allait relier Calais à Lyon. Sa construction en 1976 fut vivement contestée d’autant plus qu’à Cormontreuil, elle allait se trouver à proximité des habitations (quartier du Parc de Vesle) et couper en deux plusieurs zones boisées dont l’actuel parc Saint-
François-Xavier.

L'échangeur de l'autoroute en 1996

Le contournement sud de l’agglomération rémoise a pour vocation :
• d’assurer la continuité de deux grands itinéraires autoroutiers nationaux et internationaux (Paris-Strasbourg par l’A4 et Calais-Lyon par l’A26)
• de différencier le trafic local de desserte de Reims du trafic longue distance,
• d’offrir un accès autoroutier à Epernay tout en favorisant la desserte de la gare Champagne-Ardenne TGV et du parc d’affaires de Bezannes grâce au diffuseur raccordé à la route départementale 951.

Les travaux de l’échangeur des autoroutes A4-A34, à la sortie de la commune, sont toujours en cours. L’Etat, la Région, le Département, et la Communauté d’agglomération se sont engagés à terminer la dernière tranche des travaux pour 2012. Cela devrait permettre des échanges facilités avec le nord de Reims et un meilleur accès à notre zone commerciale.

Les terrassements du contournement autoroutier (Trois-Puits au centre) - juillet 2009

A l’intérieur de la commune, des travaux ont été réalisés, ou sont en cours. Pour diminuer la vitesse parfois excessive des véhicules et assurer la sécurité des piétons des rétrécissements de voies sont créés (rue Chanzy, rue de Taissy). Des travaux d’aménagement de la traversée rue Victor Hugo et place de la République sont en cours. A chaque fois que cela sera possible des pistes cyclables seront envisagées.

Rue Victor-Hugo 2011
La municipalité a choisi un centre-ville qui favorise les modes doux de déplacement. Un trottoir d’1,40 m aura une bordure haute pour faire respecter
l’espace piétons et l’autre trottoir aura une bordure franchissable pour permettre le stationnement à cheval sur chaussée-trottoir. L’emprise ne permet pas l’implantation de piste cyclable, la mixité d’usage entre cyclistes et automobilistes sera rendue possible sur la chaussée grâce à une vitesse réduite.
Une cité verte : plantation massive d’arbres, d’arbustes, de vivaces en continuation de la 1re partie de la RD8. Les végétaux seront choisis résistants et ne devraient pas nécessiter d’arrosage automatique.

Photo maquette du projet d'aménagement du centre-ville

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